Les conséquences du changement climatique sont de plus en plus visibles sur le territoire ces dernières années. Alimentation, gestion de l’eau, incendies et santé sont concernés par ses effets, par le biais de phénomènes extrêmes de plus en plus fréquents.

De manière plus insidieuse, les nouveaux bâtiments, plus performants du point de vue consommation d’énergie hivernale, deviennent parfois inconfortables lors de ces périodes extrêmes. Dans ces cas, l’installation d’une climatisation déplace le problème puisqu’elle contribue par sa consommation d’énergie à alimenter le problème à la source. La gestion de l’eau, également au cœur des discussions pendant les périodes de restrictions d’eau, doit être anticipée.

Comment les communes sont-elles concernées ?

Le conseil en énergie partagé (CEP) accompagne les communes pour anticiper les effets du changements climatiques au sein des bâtiments ou des zones urbaines, en évitant de consommer de l’énergie et amplifier ces désagréments.

Le premier axe de travail est un accompagnement sur la protection des bâtiments neufs contre les surchauffes estivales et inter-saisonnières. De nombreux exemples sur le territoire montrent la nécessité de s’adapter de manière adéquate : groupes scolaires récents bien isolés avec des surchauffes au-dessus de 28 °C dès le mois de mai, garderies en surchauffe refusant des enfants … L’accompagnement dès la conception du bâtiment par le conseil en énergie partagé permet d’éviter des problèmes difficiles à surmonter par la suite. Ce travail inclus le travail sur les projets eux-mêmes et leurs abords, grâce à la végétation, les couleurs de revêtement, par exemple.

Le second axe de travail est sur l’adaptation des bâtiments existants au changement climatique, prenant en compte les mêmes thématiques que pour les bâtiments neufs, mais en incluant un volet sur l’isolation, en lien également avec la consommation hivernale. Le service CEP peut instrumenter des sites sur lesquels des surchauffes sont constatées et apporter des solutions pour les minimiser.

La question de la gestion des eaux pluviales est également évoquée lors des accompagnements de projets, que ce soit pour de la récupération d’eau pluviale, la question des économies d’eau potable, ou bien la gestion de l’eau à la parcelle, afin de limiter le ruissellement lors d’évènements climatiques intenses et prévenir les inondations.

Comment les particuliers sont concernés ?

De la même manière que pour les communes, les particuliers peuvent mettre en place des moyens de prévention contre la surchauffe dans leur lieu d’habitation :

  • Calfeutrer l’intérieur pendant la journée pour éviter que l’air chaud ne rentre dans l’habitat.

  • Protéger les fenêtres avec des obstacles extérieurs (végétation, volets …) pour limiter les apports solaires.

  • Utiliser le moins possible d’énergie dans le logement (pour la cuisine par exemple).

  • Surventiler la nuit lorsque la température est plus basse pour évacuer les excédents de chaleur.

  • Aménager les abords de leur habitat avec des plantes et limiter les zones artificialisées sombres pour diminuer la température de l’air extérieur de quelques degrés et profiter d’un rafraîchissement plus rapide en soirée.

Néanmoins, la marge de manœuvre reste limitée pour les locataires car ils ne peuvent pas intervenir directement sur le bâtiment.

Tout particulier que nous sommes, nous sommes également une bonne partie à pouvoir agir sur l’inconfort sur notre lieu de travail en adoptant les mêmes bonnes pratiques.

Liens utiles :

Bonnes pratiques pour les particuliers et usagers : https://librairie.ademe.fr/cadic/7139/guide-adapter-logement-fortes-chaleurs.pdf

Technique : https://www.envirobatbdm.eu/sites/default/files/2019-07/aqc_rapport_confort_ete_v9_bd.pdf

http://multimedia.ademe.fr/telechargements/Extrait-surventilation_confort_ete-010612.pdf